Le groupe industriel Eranove et le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) signent un mandat pour la levée de 300 millions d’euros. Ce financement permettra la construction du barrage et la centrale hydroélectrique de Ngoulmendjim de 82 MW.

Le projet hydroélectrique de Ngoulmendjim entre dans sa phase de mobilisation financière. Ses développeurs, le groupe industriel Eranove et le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) lancent cette étape cruciale à travers la signature des mandats pour la levée de 300 millions d’euros devant permettre la construction des futures installations. Le consortium a mandaté deux institutions financières.

La Banque africaine de développement (BAD) aura pour rôle d’arranger la transaction. La britannique Standard Chartered Bank (SCB) effectuera la structuration financière du projet. Dans l’ensemble, la BAD et SCB ont pour mission d’identifier les partenaires qui participeront au financement de la centrale hydroélectrique et d’instruire le dossier avec pour finalité, la signature des accords de crédit et le démarrage des travaux sur le terrain.

Une centrale de 82 MW

« La signature de ces mandats est un progrès notable vers le financement effectif de ce projet de centrale hydroélectrique, qui répond aux meilleurs standards internationaux dans les domaines environnementaux, sociaux et sociétaux, comme l’a confirmé l’évaluation indépendante menée avec l’outil ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) de l’Association internationale d’hydroélectricité (IHA) », se réjouit Marc Albérola, l’administrateur, directeur général du groupe Eranove.

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Le projet hydroélectrique de Ngoulmendjim est mis en œuvre à travers Asokh Energy. L’entreprise à finalité spécifique est détenue  à 60 % par Eranove et par Gabon Power Company (GPC), la filiale du FGIS (40 %). Asokh Energy assurera la construction d’un barrage sur la rivière Nkomo, dans la province de l’Estuaire, à 125 km de la capitale gabonaise Libreville. L’installation affichera une hauteur maximale de 38,5 m sur fondation, avec une largeur en crête de 635 m.

La construction d’une ligne de transmission

Le barrage formera un réservoir sur une superficie d’au moins 30 km2. L’imposante structure sera équipée d’une centrale hydroélectrique capable de délivrer une puissance de 82 MW grâce à trois turbines Pelton. L’électricité ainsi produite sera évacuée via une ligne de 225 kV d’environ 135 km.

Selon les prévisions du consortium, la ligne sera formée d’une section de Ngoulmendjim vers un poste d’interconnexion de 225 kV à créer à Kinguélé Aval. L’autre section partira de Kinguélé Aval vers un poste d’interconnexion de 225/90 kV dans la localité de Ntoum, dont le tracé suivra les lignes existantes de 225 et 90 kV en provenance de Kinguélé et Tchimbélé. L’électricité produite alimentera plusieurs parties du Gabon, notamment Libreville où se concentre la moitié de la population gabonaise, près d’un million d’habitants en 2016.

Auteur : Jean Marie Takouleur

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